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Sate fait rugir Paléo

Les arches de Paléo ont été témoins mardi soir d’une apparition mi-dragon mi-princesse : Sate.


Les jambes toutes de collants résille, la taille cintrée dans un bustier d’écailles argentées, la tête surmontée d’une coiffe iroquois blonde et tressée, Sate a pris possession de la scène dans une parure d’alien. Parure qui aurait pu basculer dans le déguisement si elle n’avait pas été portée avec la fougue brûlante de la rockeuse canadienne.


Sensiblement extraterrestre et férocement humaine, Sate a secoué le public de son énergie punk, pour mieux l’envelopper ensuite de sa voix chaude. Féline, elle a rugi sans complexe, alignant les notes de rock dur et les inflexions blues, qu’elle maîtrise sur le bout des doigts pour les avoir écoutées toute son enfance.


Indubitablement, Sate possède le si précieux mélange du don naturel et de la technique vocale nécessaire pour le maîtriser et chanter encore plus fort et encore plus juste. Pourtant, aussi inavouable que cela puisse être, les respirations entre les morceaux ont peut-être été les moments les plus précieux de ce concert. Ce sont ces secondes où aucune note ne résonnait qui ont permis d’ouvrir une brèche vers la chanteuse. Si elle ne s’était pas parfois arrêtée, simplement, pour rire avec ses musiciens et parler à son public, Sate serait peut-être restée murée dans son étrangeté agressive et sexy. Une étonnante douceur émanait soudain de la jeune femme souriante, qui pouvait alors étinceler sans nous brûler les yeux, pour alors interpréter le délicat « The Answer ». Un joyau.


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