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Romances Russes

Ce soir-là, dans la salle des abeilles située au Palais de l’Athénée de Genève, un récital un peu particulier se joue. Au piano, le grand Alexis Golovine. Ce monsieur, aux traits poivre et sel, a l’un des doigtés les plus linéaire qu’il ait été possible d’entendre. A la voix, le baryton Benoît Capt. Grand homme, reconnu pour sa voix suave et ses multiples apparitions dans divers pièces. Il n’en fallait pas moins pour nous faire voyager en Russie.


Après quelques mots et notes de piano en présentation des grands Tchaïkovsky et Rachnaninov, en route pour le début du périple.


Le récital commence avec un chant russe brillamment interprété par Capt. A peine a-t-il entonné les notes que, de la salle à la Russie, il n’y a qu’un pas. Plus la soirée avance, plus la salle n’est réchauffée que de l’incroyable inspiration de Benoît. Le récital est entremêlé de chants et musique et le tout se marie à merveille. En tout, ce sont deux heures de complaintes romantiques russes (et une en français) qui sont entonnées dans cette salle.


Malgré la barrière linguistique, la poésie et si puissante que tout se comprends par l’émotion au point d’en frissonner. La soirée finira par un tonnerre d’applaudissements et par trois rappels. Si bien que le beau baryton entonnera deux chanson en plus dont une à consonance de noël pour rappeler que les fêtes sont bientôt là.

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