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Home sweet home or rock’n’swing into The Docks ?

Il y a une énorme différence entre rester chez soi, à écouter tranquillement le dernier album du groupe avec son animal de compagnie, et se rendre à l’une des meilleures salles de concert de la région pour swinger avec Basti, Sam et Digger.


Chez vous, vous utilisez le Bluetooth de votre ordinateur ou de votre smartphone pour brancher les airs de rockabilly en musique de fond, et puis vous vaquez à vos occupations. Peut-être en ayant une pensée fugace pour l’historique de ce groupe fondé en 2007 à Berlin et ayant eu pour premier principal succès la reprise d’Umbrella de Rihanna (2009). Peut-être vous demandez-vous comment peut-on avoir autant de succès en faisant des reprises. Ou peut-être ne vous posez-vous tout simplement pas la question, préoccupé à d’autres soucis. End of the story.


Aux Docks, salle de concert lausannoise, vous tapez du pied, dansez, dans un bain de foule tout aussi euphorique que vous, les hormones frétillent et les filles crient quand le trio fait des mouvements de hanche et des gestes sexy. La bière dessine sur certaines lèvres des moustaches de mousse, les chemises à carreaux se fondent dans le décor, et des nœuds papillons rouges mêlés aux cheveux des pin-ups virevoltent dans la salle, au rythme du tempo vif, barré et vintage de la boys’band. Les sourires éclatent.


Leur nouvel opus, Hit me Baby one more time, en concert, casse la baraque. La question de savoir comment peut-on reprendre des tubes à succès et en faire des reprises aussi éloignées de leur version originale, avec autant de talent, reste un mystère entier.


Demeurer chez soi, en pantoufles/pyjama, avec un thé ou un chocolat ce soir-là aurait été une erreur, une soirée sans sex-appeal, platonique, car The Baseballs a fracassé cette scène de la capitale vaudoise avec ses notes rock et nous a plongés dans une ambiance électrique digne des années 50, où la seule chose que l’on ait pu souhaiter à la fin, est d’en redemander encore.


The Baseballs in The Docks & a surprise !

Habitués des Docks, à l’aise, les trois sexy boys à la coiffure banane nous ont également réservé cette année une surprise de taille ! En effet, à l’instar de 2014, où le groupe nous avait présenté l’album Game Day en trio, ils sont venus accompagnés de cinq musiciens, autant doués qu’élégants, qui leur ont fortement réussi : Notes de saxophone, piano, guitare, batterie et violoncelle se sont mariées à leurs voix de rocker et ont rendu le show plus vivant que le dernier. La présentation de leur nouvel album, joué en grande partie, avec quelques reprises pour le plaisir, leur bonne humeur contagieuse, leur humour, ont conquis le public, envoyer valser les robes des dames et ont raison des plus récalcitrants.

La traditionnelle montée d’une femme sur scène

Le groupe allemand à l’accent anglais impeccable se fait toujours un point d’honneur à faire monter une demoiselle de la foule sur scène. Loin d’être les seuls à avoir recours à ce type de démarche, ils ont toujours eu la classe de le faire d’une manière originale : il y a deux ans, ils avaient amenés avec eux un photomaton, cette année, une roue à tourner avec six de leurs chansons à jouer. L’heureuse élue est restée sur scène le temps de la chanson sélectionnée, assise sur une chaise, qu’ils avaient, gentlemen, spécialement préparée pour elle.



Shall we dance again, would you Docks?

« Let’s talk about sex, Lausanne ! » a susurré Basti en milieu de concert, un morceau de leur dernier album qui a dû en faire grimper plus d’une au rideau. On se hâte de connaître leur prochain retour dans le quartier de Sébeillon ! Rrrrrrrr ! (www.thebaseballs.com)


Cher Docks, merci pour cette nouvelle programmation des Baseballs, un groupe soudé, qui joue non seulement sur scène avec les musiciens qui les accompagnent, mais aussi avec son public intergénérationnel, grâce à l’hétérogénéité de son registre ! Merci pour votre accueil et une seule phrase pour conclure cet article : Let’s rock again !

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