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Label Suisse, 7ème édition: un programme haut en couleur sous un ciel gris

Des musiciens de tout canton, aux styles musicaux bien différents : voilà ce qui attendait les spectateurs venus se bercer au rythme de la musique dans la capitale vaudoise le samedi 17 septembre dernier. Le mauvais temps de ce week-end du Jeûne n’aura pas arrêté le public à venir à la rencontre des artistes au programme de ce deuxième jour de festival. Retour ciblé sur des moments colorés et vibrants.

Larguez les voiles, nouez les cordes !

Barbe de matelot, béret de marin, le leader de Capitaine Etc…, Guillaume Pidancet, réalise un rêve cartographié dans sa tête depuis dix ans : voyager sur un bateau, au doux nom de Babar. Le chanteur genevois a interrompu son voyage sur l’eau pour faire escale à la place de l’Europe avec le reste de sa bande et nous présenter leur dernier album Post-Scriptum. « Il y a des trésors, mais il faut oser quitter le port » chante-t-il sous la pluie. Et tandis que le capitaine nous parle de piraterie, d’aventures et de voyages, des petits matelots dansent avec leurs bouchons dans les oreilles. Le public semble à bord d’une galère boisée dans le chaos de l’océan, où chopes de bière s’entrechoquent et hymnes de maritimes rôdent de bon train, alors que l’édifice est malmené par les vagues des influences jazz, rock, folk et blues du groupe. Souquez !

Jazz à l’italienne

Au sein du BCV Music Hall, le temps d’une heure, on prêterait volontiers à se croire un dimanche après-midi, en Italie, assis à la terrasse d’un restaurant. Chaque morceau interprété par le groupe tessinois Swingpower raconte une histoire, que l’unique musicien francophone explique, avant l’interprétation. Accordéon, guitares, violoncelle, se marient avec la voix grave du chanteur et dessinent des sourires au coin des lèvres des spectateurs qui ne peuvent s’empêcher de battre du pied. Programme sélectionné par la bande, du jazz italien des années 60 à aujourd’hui, léger, pétillant, virevoltant, on en aurait volontiers redemandé, si le temps imparti ne nous avaient pas arrêtés.

Bastian Baker fait l’unanimité

C’est sur une place Centrale arrosée d’une pluie d’individus que Bastian Baker et ses musiciens ont entamé les premières notes de leur concert. Grande star de cette soirée, le jeune homme de 25 ans a partagé ses notes joyeuses et bucoliques, ainsi que sa bonne humeur auprès d’un public plus que réceptif : il filme, crie, danse.


Les ondes de pop-folk font trembler tous les corps et les ballons dansent au rythme du vent, ils rigolent presque. La terrasse des VIP n’y a pas échappé. Deux amies se confient : « On l’a vu 4x, on l’adore, on est des groupies ! » Enthousiaste, l’une d’entre elle poursuit : « Il a une jolie voix, il chante mieux en anglais qu’en français, il est de la région et il est chouette ! »

Au milieu du concert, Bastian demande à ses fans de sauter sur place et d’agiter une main : le public exécute, ravi, sans encore savoir que le musicien s’offrira plus tard un bain de foule où certains profiteront de l’occasion.

C’est avec cette image (à gauche) et un accent vaudois, exagéré, à couper au couteau, que Bastian achève son concert. Il reviendra en rappel, seul, pour jouer un morceau et même en proposer un autre, car « il a encore un peu de temps ». En somme, le vaudois est non seulement un jeune artiste accompli, (qui se prête volontiers au jeu de ses fans), mais aussi un musicien talentueux qui sait être à l’écoute et à la disposition de son public.

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