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Eric Antoine, un «humourillusioniste » dans les arènes

Au spectacle d’Eric Antoine, au festival Rock Oz’Arènes, je n’ai pas applaudi.


J’avais un jour eu la chance de croiser au Théâtre de Beausobre cet humoriste et illusionniste, finaliste en 2006 de l’émission « La France a un incroyable talent ». Il était aussi immense que rayonnant, alors je m’étais dit que, forcément, c’était plus facile d’impressionner les foules, quand on mesure 2 mètres (sans compter les cheveux, et croyez-moi, les siens ne sont pas à négliger…). J’étais donc curieuse de voir ce que « ça donnerait en vrai ».



En cette douce soirée du 7 août, les arènes d'Avenches étaient baignées de la chaude lumière du soleil couchant et quelques cigognes traversaient le ciel à tire d'ailes ; s’il n’y avait pas eu sur les gradins et dans la fosse tant de familles venues écouter leur géant à cheveux en pétard préféré, je me serais crue sur le tournage d’un mélodrame romantique.

Eric Antoine a commencé son spectacle et très vite, les spectateurs ont compris qu’eux aussi risquaient de faire partie du one-man-show, puisque l’humoriste semblait prendre un malin plaisir à les faire participer et je dois dire qu’il n’était pas le seul à y prendre goût.


Il a dit « Tu te grouilles ! » à un festivalier qu’il asticotait et, sans trop savoir pourquoi, j’ai pouffé de rire. Ensuite, il a fait des tours de magie fascinants, avant de redire : « Tu te grouilles ! », une fois, deux fois, trois fois. Et j’ai ri. À chaque fois.

Était-ce l’atmosphère estivale ou le petit air malin d’Eric Antoine, qui m’égayait tellement ? Ou peut-être était-ce parce qu’entouré d’enfants lilliputiens, il ne détonnait même pas, tant il semblait franchement et simplement hilare.


J’ai rigolé comme à l’époque de mes dents de lait, emportée par la joie d’un très grand petit garçon devenu superstar. J’assistais au mariage parfait de l’humour et de la magie.


Je voulais voir ce que « ça donnerait en vrai », eh bien, je n’ai rien vu venir, il m’a menée en bateau comme personne. Je plissais les yeux, j’essayais de comprendre ses tours, de voir d’où sortirait la colombe et par quel subterfuge il réussirait à transformer un billet de cinquante francs en un billet de cent… mais non, je tombais dans le piège et m’ébahissais devant la multiplication magique des billets de banque.


Émerveillée, les yeux écarquillés et les bras ballants… j’ai oublié d’applaudir.


A voir: www.ericantoine.com

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